L’immersion est totale

sensation physique

du déploiement de la conscience tout autour de moi,

ventre à la fois chaud et fétide prêt à se rompre

sous la charge de la pensée,

grisé par ce tourbillon d’envols,

dans les battements sourds

de la peau tendue de cette panse,

dans la lueur lourde qui filtre et s’infiltre.

(Ma cathédrale)

Intense perception

au coeur de la pensée

du creuset – membrane

lieu de tous les échanges.

La peau de la caverne est le filtre

d’où je perçois la pensée,

le battement des ailes autant de traces qui se cherchent une forme

en mon être à chaque fois naissant.

Le ventre est la conscience, la caverne – creuset,

matrice toujours fébrile,

palpitant

au contact des ailes du vautour

qui tourne enivré et allègre

autour de la folie du monde

et trace, trace, trace, trace, trace, …

 

La feuille est l’interface ouverte au monde.

Le dessin est l’exploration du ventre,

intime et universel, il en est une expression,

de l’intérieur même.

 

Un surgissement